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En ce moment, profitant du fait que la véritable histoire de Nice n’est pas enseignée, et pire encore falsifiée par les modernes hussards noirs de la République à la solde du pouvoir jacobin,  divers groupuscules, revêtent des habits niçois afin de véhiculer des idées et idéologies tout à fait contraires à l’histoire et aux intérêts de Nice. Leurs ancêtres ont été les féroces ennemis de Nice, qu’ils ont agressé militairement, pillé et martyrisée à maintes reprises. Eux, aujourd’hui, poursuivent leur oeuvre, intellectuellement du moins.

En effet, il existe encore à Nice un embryon de groupe « Occitan » qui se faufile derrière l'identité niçoise pour faire la promotion, de « la Grande Occitanie » et d’une langue niçoise provençalisée mutilée par les aberrations linguistiques mistraliennes. Ces pâles successeurs de « l'Escolla Bellanda », (association qui au siècle dernier ne parvint pas à mener à bien son travail de sape à Nice), profitant de l'inculture de ces temps, s’affichent même comme des « défenseurs » de l’identité niçoise. Mais en même temps ils écrivent « Niça » et  sont persuadés que Nice est inféodée à leur « Grande Occitanie » mythique qui irait de Toulouse aux vallées italiennes. Ils oublient que les Etats de Provence ont déclaré jadis (1487) que « la Provence s’est donnée pour toujours au royaume de France », alors que les Niçois ne se sont jamais inféodés à personne ; ils ont toujours « rejeté les comtes de Provence » et ne sont Français que par une invasion militaire et un plébiscite truqué. Comble du grotesque, ces provençalisants prétendent même honorer Garibaldi, afin de caresser les Niçois dans le sens du poil. Il suffit de rappeler ce qu’a dit Garibaldi de leurs ancêtres provençaux au parlement de Turin en avril 1860, pour comprendre l’incongruité de leur tentative de  récupération du héros niçois : « Mes concitoyens ont toujours été en guerre avec les Français et les Provençaux ; aucun fait dans l’histoire niçoise ne montre qu’ils ont été d'accord avec la France et la Provence, avec qui  ils ont toujours été en guerre... ».

Ces « Occitans [soit-disant] niçois », locution qui associe deux réalités parfaitement antinomiques, se réclament des théories de François Fontan, né à Paris de mère gasconne, qui vécut un temps à Nice dans les années 60, avant de s’exiler en Italie suite à une affaire judiciaire sur laquelle nous ne nous étendrons pas (car il convient de combattre des théories non des personnes), mais qui aujourd’hui aurait été sanctionnée beaucoup plus sévèrement encore compte tenu des phobies du temps. Fontan avait imaginé intégrer tout un ensemble de populations qui allait de Toulouse aux vallées italiennes dans une Occitanie mythique,  du fait qu’elles étaient, selon lui, unies par une même langue. D’où les tentatives de faire de la langue niçoise, un sous-produit abâtardi du provençal, opération malfaisante que Mistral avait déjà initiée. Mais déjà du temps de Mistral, les érudits niçois avaient fermement réagi à cette falsification, prouvant que l’on ne pouvait faire entrer de force le nissart dans le bocal du provençal sans en altérer complètement le sens.

Fontan, passionné, mystique, et souffrant, avait réuni un petit cercle à Nice, dont les membres, il faut le dire étaient plus sensibles à l’attrait de sa personnalité fantasque mais attachante, qu’à ses théories linguistiques et politiques. La théorie « fontanienne » convenant parfaitement aux Occitans, elle perdura dans ces régions après sa mort. Aujourd’hui des suiveurs, adeptes de cette théorie, se déguisent en Niçois pour la promouvoir de nouveau à Nice. L’objet est d’inféoder la langues niçoise au provençal, pour prouver que Nice serait provençale. Et qu’en conséquence, noyée dans l’ensemble Occitan, elle relèverait de la culture mais aussi de l’autorité provençale, ce qui est une aberration historique.  Poussant cette théorie jusqu’au ridicule, et confondant l’histoire des peuples avec le jeu de Monopoly, ce groupuscule a même crée « un gouvernement Occitan » fantoche, avec président, ministres etc... La vanité et l’ambition contrariée ne craignant pas le ridicule, des adeptes des jeux de rôle, ont donc accepté ces ministères du vent. Voilà pour les Occitans déguisés en Niçois.

Pour clore le chapitre des falsifications avant d’en venir au fond de l’affaire, il convient de dire qu’un parti d’extrême droite français, qui a pour symbole le sanglier gaulois et dont le chef a été condamné pour négationnisme en 1992, se faufile lui aussi derrière l’identité niçoise pour tromper les naïfs ; cachant le drapeau tricolore sous les jupes de Ségurane, il  tente de racoler  des voix pour promouvoir une idéologie qui n’a absolument rien de niçois, et dont Nice à eu à souffrir beaucoup naguère. Les provençalisants se cachant derrière Garibaldi et les cocardiers français derrière Ségurane, souillent la mémoire de nos héros, mais les vrais Niçois ne s’y tromperont pas, et agiront en conséquence.